Tutoriels Mosquito

Le Mosquito naît du travail d’Alberto Giraldi au sein de la société Garelli qui cherche, comme tant d’autres, des débouchés au sortir de la seconde guerre mondiale. Adaptant son savoir sur la construction de petits compresseur d’avion, Garelli propose le M-38 (38A) au Salon de Genève en mars 1947 avec un succès immédiat.

Le bloc moteur sera fabriqué sous licence dans de nombreux pays. Il était proposé seul, charge au licencié de le monter sur le cycle de son choix.

Divers cadres seront proposés en France par les Ets Chapuis Frère, dès 1950: « Presto », « Confort » et « Sport ».  En France toujours, le 38A recevra un carburateur Gurtner (licence d’origine Dell’Orto).

Le 38A cédera sa place fin 1952 au 38B, profonde évolution du premier bloc moteur. La cylindrée passera alors de 38 à 48cc. D’autres géométries de cadres seront vendues en Italie, Espagne, Urugay. Ces pays verront aussi d’autres évolutions du bloc moteur qui amèneront chacune un surcroît de puissance: M-40, M-50, M-60 et M-70. Enfin le Baby-Mosquito viendra clore la gamme en 1972

 

Le VeloMosquito M-511 équipé du 38B et autres déclinaisons suivantes sera le seul moteur à être vendu directement assemblé sur un cadre Garelli.

 

Les moteurs recevront en 1955 un embrayage Centrimatic capable de démarrer le cyclomoteur à l’arrêt et d’emmener les M40 à M70 jusqu’à 45km/h, vitesse de croisière de la bobinette italienne.

Plus d’un million d’unités seront écoulés par Garelli et ses licences.

Notons qu’un test d’endurance sera organisé fin 1952 en France sur le circuit de Pau afin de démontrer la fiabilité du 38A: couvrir le tour de la Terre à l’équateur en 55 jours. Huit pilotes se relayèrent durant 55 jours pour avaler 40074km en 1325h, soit une moyenne de 30km/h. A cette époque là, Solex balbutiait ses derniers 45cc qui se traînaient péniblement à 25km/h en pointe dans la banlieue de Paris!

Mosquito Confort (38A), en attente de restauration